27ème Soirée de Solidarité

Éducation: un mot aussi complexe. Un sujet aussi vaste; regroupant plusieurs acteurs et centres d’intérêts. Le droit à l’éducation est un droit fondamental, car ses enjeux sont énormes et liés à l’épanouissement de chaque être humain et de tous. La société en dépend aussi. Car la croissance de chaque société est portée et soutenue par son projet éducatif. De fait, la racine même du mot « éducation » exprime l’idée de se « guider hors de » c’est-à-dire développer et de faire grandir ou produire. L’Organisation des Nations Unies, à l’approche du nouveau millénaire, a voulu que l’accès à une éducation de qualité soit classé parmi les objectifs d’un développement durable, surtout pour les pays en voie de développement.

L’éducation d’un être humain ne se réduit ni à une activité précise, ni à une étape de la vie, ni à une institution humaine, ni à un projet social ou politique. Elle est plutôt intégrale. Elle s’insère dans le cadre naturel de la famille, ou elle s’exprime et s’acquiert à travers le langage, le comportement et bien d’autres représentations culturelles. Comme structure sociale, elle s’exprime et se transmet dans les institutions appelées « écoles ». Sur le plan spirituel, l’éducation cherche à renforcer la vie de foi, d’espérance et de charité du croyant, qui sont les bases sur lesquelles se repose sa vocation originale: celle de dominer la nature et d’être participant à l’œuvre de la création par son travail. C’est grâce à son éducation intégrale que l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, participe mieux au projet de Dieu pour l’humanité.

Et pourtant, malgré les opportunités qu’elle offre, l’éducation, en tant qu’une œuvre humaine, n’échappe pas aux conséquences du péché et des limites humaines, surtout qu’elle demeure un vaste chantier complexe, et le plus soumis aux différents pouvoirs de forces et de luttes d’influence. De plus en plus, par exemple l’école, le cadre qui est institutionnel de l’éducation semble fournir le seul point de repère pour l’éducation d’une bonne partie de la jeunesse camerounaise, parfois abandonnée à elle-même dans la cadre familial. Les institutions, de leur côté, ne sont pas à l’abri des défis. En effet, les institutions éducatives aujourd’hui ont pour cadre de travail. Par conséquent, malgré les énormes investissements des pouvoirs publics, le projet éducatif continue à engendrer moins de réussite que de déceptions.

En abordant le vaste chantier de l’éducation comme thème de notre 27ème édition de la soirée de solidarité, nous ne prétendons pas résoudre les problèmes qui minent le projet éducatif de la jeunesse aujourd’hui, et par conséquent l’avenir de notre pays. Nous visons plutôt à ouvrir un débat constructif entre les différents acteurs impliqués dans l’éducation de nos enfants. Car eux aussi, ils méritent un avenir meilleur.

Father Michaël.

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