La dépravation des moeurs, actuellement observable au sein de notre jeunesse, devient de plus en plus inquiétante. Tous interpelés par ce phénomène, nous nous posons des questions sur la pertinence de l’éducation que nous donnons à nos enfants.
Préoccupation centrale de toute la société, la formation de la jeunesse a donné lieu à bien des méthodes. Si le moyen-âge semblait privilégier la simple acquisition des connaissances, Rabelais, au début du 16ème siècle, lui, préconisait une formation harmonieuse de l’esprit et du corps. Quant à Montaigne, célèbre écrivain de la Renaissance, il préfère donner aux jeunes une tête bien faite, plutôt qu’une tête bien pleine. En d’autres termes, l’accumulation des connaissances sans la formation morale de l’homme ne saurait suffire.
Il n’y a pas si longtemps, un tube faisait rage sur nos antennes. On y chantait ceci: « Donnez-moi les mathématiques, et non les cours d’éthique ». Le choix de la jeunesse semble donc être la tête bien pleine. Il y a urgence à mettre désormais l’accent sur la tête bien faite. Car ne l’oublions pas, Salomon dans sa sagesse, nous le disait déjà: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Ajoutons que la seule moralisation de la jeunesse ne suffira pas non plus. En effet, cette jeunesse sans boussole a besoin de modèles. Peut-elle trouver des témoignages de vie assez convaincants au sein de nos familles, à l’école et dans la société?
A chacun de répondre à cette question.
Martin NOMO MESSINA


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